Quelques notions préliminaires importantes.

Comment une caméra parvient-elle à capter la lumière présente dans une scène?

Plage dynamique : écart entre la zone la plus sombre et la plus claire, que l’on peut enregistrer, sans perte de détail notoire, mesurée en intensité de lumière (IL ou EV)

La plupart des appareils digitaux haut de gamme, ont une plage maximale de 10 à 11 IL, à leur niveau d’ISO le plus bas, mais elle diminue rapidement si l’on augmente la sensibilité, pour ne plus atteindre que 8 à 9 IL entre 400 et 800 ISO, avec perte de détails dans les ombres et hautes lumières, si la scène dépasse la capacité de l’appareil.

Voilà pourquoi une photo est souvent plus contrastée à haute sensibilité, et qu’elle diffère de ce que l’œil humain parvient à voir. Ce dernier possède en effet une plage dynamique de 20 à 25 IL, selon l’acuité visuelle de la personne !

Le tableau ci-dessous, compare la plage dynamique d’un appareil moyen format (Fuji GFX 100) à deux appareils performants plein format (Nikon D850 et Canon 5Ds) Le plus grand capteur d’un moyen format, permet d’augmenter (légèrement) la plage dynamique.

La plage dynamique d’un capteur digital présente une évolution linéaire entre le noir absolu et le blanc pur.

De ce fait, dès que les valeurs IL de la scène dépassent les capacités du capteur, la transition est abrupte entre les détails visibles et le « bouché » ou « cramé »

Par contre, la plage dynamique d’un film se présente sous forme d’une courbe sinusoïdale.

La transition entre détails et plages « bouchées » ou « cramées » est plus douce, ce qui donne l’impression que le film « encaisse » mieux les scènes contrastées, alors que sa plage dynamique est objectivement plus étroite que les meilleurs capteurs digitaux.

Latitude d’exposition : A ne pas confondre avec la plage dynamique: C’est la capacité d’un capteur ou d’un film, à être sur- ou sous-exposé, tout en préservant assez de détails dans les ombres et les hautes lumières, pour être récupérés en post-traitement.

Cette valeur est exprimée en nombre de diaphragmes.

Si l’on compare la tolérance d’un capteur numérique à du film, on s’apercevra que ce dernier est bien plus tolérant à la surexposition, tandis que le capteur digital tolère mieux la sous-exposition. Cela dépend bien sûr de la qualité des films et des appareils, mais en général, on observe les différences suivantes :

Film :    Ok entre            -1.5 et +4 IL

Numérique :   Ok entre            -3 et +1.5 IL

Mon conseil :

  • En film : exposer pour les ombres
  • En digital : exposer pour les hautes lumières.

Dans une deuxième partie, nous verrons comment le zone system peut nous aider à exploiter au maximum les capacités de notre matériel.

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